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Test de Maslach: Evaluez le burnout de vos troupes!

De plus en plus utilisé sous nos latitudes, le test de Maslach est un outil qui mesure le degré d’épuisement professionnel des salariés au sein d’une entreprise donnée. Additionné à la prise d’actions correctives comme un allègement des tâches ou une révision du rythme de travail, il permet aux troupes de se remotiver et de retrouver leur productivité habituelle

Vos salariés semblent épuisés et avoir perdu toute motivation? Pourquoi ne pas leur redonner du sens dans leur travail à travers un questionnaire? C’est le concept à la fois original et innovant  du test de Maslach. Un outil d’évaluation du burnout au travail récemment apparu sous nos latitudes et qui mesure l’épuisement ainsi que la perte d’empathie des employés.

Un moyen de réduire le stress des troupes de manière efficiente tout en boostant sensiblement leur moral. Une méthode qui requiert néanmoins beaucoup de transparence et d’attention pour être menée avec succès. Redouane Rizki, psychologue du travail, nous présente ce test aux enjeux des plus stratégiques pour l’entreprise.

■ Un stress test en trois dimensions
Le Maslach Burnout Inventory (MBI) est un test scientifique d’inventaire et d’évaluation du burnout créé par la chercheuse et psychologue américaine Christina Maslach. Il comporte 22 questions fermées se rapportant à trois dimensions de ce syndrôme. L’épuisement émotionnel, tout d’abord, renvoie à un travail vécu comme étant trop difficile, fatiguant ou encore stressant. La dépersonnalisation, quant à elle, se caractérise par une baisse de considération positive à l’égard de ses collègues ou de ses clients. Enfin, l’accomplissement personnel rééquilibre la balance en cas d’épuisement professionnel et de dépersonnalisation. Un volet capital à ne pas négliger qui consiste à avoir un regard positif sur ses propres réalisations professionnelles.
L’avis du spécialiste: Le MBI est un outil qui sert à mesurer la sévérité du burnout au travail. Ce test permet plus concrètement de repérer au sein de l’entreprise les phénomènes empoisonnant le rapport des salariés avec le travail. L’inventaire intègre plusieurs dimensions essentielles parmi lesquelles l’épuisement, qui correspond au sentiment d’être vidé et de subir émotionnellement son travail, ou encore la dépersonnalisation, laquelle se définit par la prise de distance affective de l’employé vis-à-vis de ses collaborateurs et notamment de ses subalternes.

■ Un booster de moral pour les troupes
Le test de Maslach permet dans un premier temps de réduire le niveau de fatigue physique et mental des salariés. Cette méthode s’avère particulièrement efficace pour détecter l’épuisement des troupes et sert d’intermédiaire stratégique pour proposer par la suite des solutions réparatrices adaptées.
L’avis du spécialiste: Ce test vise avant tout à repérer et à prévenir la présence de risques psychosociaux en entreprise. En boostant la motivation et le bien-être des employés, il permet d’instaurer un climat sain et de cultiver le bien-être au travail.

■ De l’interprétation des résultats aux actions correctives
Appliquer avec succès le test de Maslach en entreprise nécessite tout d’abord de soumettre à chaque salarié le questionnaire de la méthode, dont les «items» sont répartis suivant les trois dimensions évaluées.
Administré par un psychologue du travail ou par un psychologue consultant, le test doit être rempli par l’employé dans un créneau de moins de 15 minutes. Les questions posées prennent, quant à elles, la forme d’affirmations renvoyant aux impressions du salarié concernant son état émotionnel, ses pratiques professionnelles ou encore ses relations avec ses clients. Les réponses sont alors cotées sur une échelle graduelle de fréquence en 7 points allant de «Jamais» à «Chaque jour».
Les résultats du test sont ensuite interprétés par le psychologue, qui se réfère à des tableaux descriptifs et précis. Cela revient entre autres à additionner les scores obtenus pour chaque dimension et à les comparer aux tableaux d’interprétation. Les items d’épuisement émotionnel  et de déshumanisation ont une connotation négative et des scores élevés sur ces échelles révèlent un état de burnout important, voire même inquiétant. A l’inverse, les items d’accomplissement personnel ont une connotation positive et des scores élevés sur ces échelles vont dans le sens d’un burnout faible, voire inexistant.
Un score élevé aux deux premières échelles et un score faible pour la dernière sont signes d’un épuisement professionnel.

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Redouane Rizki est psychologue du travail et responsable «Recrutement & Onboarding» au sein d’Allianz Maroc. Il emploie régulièrement le test de Maslach auprès de ses clients (Ph. TPS)

L’avis du spécialiste: Si les résultats du test indiquent un taux élevé de burnout, des mesures préventives et des actions correctives peuvent être instaurées. Il peut s’agir d’un allègement réel des tâches et d’une révision complète du rythme de travail du salarié. En effet, si la charge de tâches à accomplir devient trop élevée, le travail peut devenir rapidement trop oppressant pour l’employé.
La solution peut même être plus radicale et consister en un arrêt provisoire ou un changement de poste. Enfin, des groupes d’échanges et des séances de renforcement du travail en équipe peuvent être organisés pour stimuler le soutien social et contourner l’isolement.

■ Un outil de plus en plus pratiqué sous nos latitudes
Le test de Maslach est un outil qui a déjà fait ses preuves à l’international. Au Maroc, la méthode est utilisée dans plusieurs secteurs parmi lesquels l’assurance, la banque, l’industrie et les centres d’appels. L’outil commence également à se répandre au sein des domaines de santé et de l’éducation, particulièrement au niveau des professions d’aide et d’assistance.
L’avis du spécialiste: Le Maroc, tout comme le reste du monde, n’échappe pas aux risques psychosociaux, qui entravent la qualité de vie au travail et la productivité des troupes. Dans un tel contexte, l’on comprend pourquoi un outil scientifique et facile d’utilisation comme le test de Maslach a pu aisément trouver son public.

Source : https://www.leconomiste.com/article/1029878-test-de-maslach-evaluez-le-burnout-de-vos-troupes 

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Echecs à l’examen: Les tuyaux pour rebooster son moral

Transformer la déception en avantage, l’état d’esprit à adopter ,Stratégie d’ajustement Coping, méthode des 5 P, Les pistes à exploiter, Fuite, irritabilité, isolement, dépression… Gare aux retombées sur le mental.


Échouer à un examen important ou rater un concours peut générer son lot de doutes et de déceptions. Des émotions négatives pouvant influer grandement sur le moral mais aussi sur la carrière de l’étudiant. Pour éviter de tomber dans ces écueils, parents, école et psychologues doivent coordonner leurs efforts pour permettre au jeune de rebondir et de transformer cette épreuve en tremplin. Ou comment se planter pour mieux trouver sa voie.

Les déceptions post-exam peuvent ainsi avoir de sérieuses retombées chez l’étudiant. Au niveau affectif tout d’abord, ces échecs occasionnent le plus souvent des troubles de l’humeur, de la colère, de l’irritabilité, voire même de l’hostilité.

«Ne pas réussir un concours peut générer chez le candidat un sentiment de culpabilité ou de honte, qui se traduit concrètement par une blessure d’amour propre et par une véritable perte de confiance en soi», confie dans ce sens le psychologue du travail Redouane Rizki.

Le jeune peut également décider de tout laisser tomber du jour au lendemain. «Un comportement de fuite et d’évitement pouvant progressivement conduire à l’isolement», renchérit le spécialiste. Des symptômes physiologiques tels que des tensions musculaires, des troubles du sommeil, des problèmes gastro-intestinaux ou encore une augmentation de la transpiration peuvent même apparaître, explique l’expert. Des problèmes de santé  graves tels que le stress post-traumatique ou encore la dépression qui, s’ils ne sont pas anticipés, menacent directement la santé du postulant.

Pour prévenir plutôt que guérir, il est tout d’abord conseillé de transformer l’échec en avantage et de porter son attention sur les perspectives à venir en exploitant de nouvelles pistes. L’étudiant peut ainsi recourir à des stratégies d’ajustement ou de «Coping», précise le psychologue du travail. Objectif : s’investir personnellement pour mettre la main sur de nouvelles attitudes et conduites de vie. Le tout articulé autour de nouveaux objectifs plus adaptés.

Une démarche pouvant être bâtie sur un plan d’action détaillé étalé sur l’année à venir ou encore sur une logique de projet via la méthode des 5 P (Plus petit pas positif possible). Cette dernière consiste plus exactement à mettre en place un nouveau projet de carrière plus en phase avec sa personnalité et donc plus motivant en commençant par déterminer et réaliser les premières actions pour y parvenir.

«La méthode a pour but de modifier positivement sa vie en réalisant des changements par paliers progressifs. Des résolutions et des actions simples mais décisives qui produiront des effets positifs au fil du temps», précise Rizki.

Autre solution et non des moindres, se fixer de courts objectifs de réussite afin de libérer son esprit des idées négatives. Qu’il s’agisse de la reprise d’une activité sportive ou de l’organisation d’un voyage, l’essentiel est de se féliciter après chacune de ces «réussites». Un moyen de gonfler son moral et de récupérer un tant soit peu d’estime de soi.

Le soutien parental… essentiel!

Le rôle des parents est également essentiel pour fournir au jeune un soutien émotionnel et l’aider à surmonter une déception post-exam. «Des conseils et de l’empathie qui reposent avant tout sur leur disponibilité et leur implication», nous apprend dans ce sens le psychologue du travail Redouane Rizki. Les établissements scolaires peuvent également mettre en place des cellules d’écoute pour accompagner l’étudiant et le pousser à rebondir tout en retrouvant le plaisir des études. Enfin, il est aussi possible d’être suivi par un coach ou encore guidé par un conseiller d’orientation. Quoi qu’il en soit, le jeune ne doit jamais rester seul après un échec, un regard extérieur étant primordial pour percevoir le verre encore à moitié plein.

Source : https://www.leconomiste.com/article/1030651-echecs-l-examen-les-tuyaux-pour-rebooster-son-moral

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